Equinox
COLLECTOR & CURATOR
Main collection: Special Collections / Rare Books
Additional collections: Archives and archival studies; Memory studies; Autobiography and life writing; Visual culture.
Rationale (why it fits): Equinox began as a way of holding on to time. By recording 365 days for nine years, it turns small, easily overlooked moments into a living archive of a life.
COLLECTIONNEUR.EUSE ET CONSERVATEUR.TRICE
Colleciton principale : Collections spéciales / Livres rares
Collections cibles : Archives et études archivistiques ; Études de la mémoire ; Autobiographie et récits de vie ; Culture visuelle
Justification : Equinox est né d'une volonté de retenir le temps. En consignant 365 jours pendant neuf ans, l'œuvre transforme des moments infimes, facilement occultés, en une archive vivante d'une vie.
Status: out of print; edition closed
FOR INSTITUTIONAL OR COLLECTION INQUIRIES
one-of-a-kind book for each year
unsigned and unnumbered
184 double sheets, unpaginated
post binder type binding
11.75 x 9.5 x 3.25 in
inkjet prints on Aspen paper
photographs by Louise Levergneux and Michael Sutton
Held by: University of Wisconsin, Milwaukee, Golda Meir Library, Special Collections, Milwaukee, Wisconsin
Whether mundane or exhilarating, sublime or seemingly insignificant, I pay tribute to the activities of everyday life. My books are built from memories and daily actions, observed with a careful eye and shaped through a practice rooted in biography — and here, in autobiography.
Equinox grew out of my profound response to the death of my father, when I began to reflect on memory as a form of legacy. Equinox is a 365‑day diary, spanning nine years of my life, an archive of my day‑to‑day experience. Every snapshot, list, and note—what I did, who I met, how I looked — marked details that others might dismiss as ordinary. Yet these small moments provide the framework for my work as an artist. Reflected in images and texts, they form a record that quietly speaks the story of my life.
My personal life, and the lives of those who touch me, become a kind of double exposure. The digital “negative” is revealed and the “print” presented, yet there is always a deliberate incompleteness. I invite you to resurrect reality, invent fictions, sift for gossip, and imagine the facts that lie between pages.
The ongoing act of collecting can be seen as my way of coping with the passage of time — that endless succession of moments that cannot be retrieved. Equinox makes clear that this collecting is both comforting and obsessive. Through the deceptively simple device of the snapshot—a portrait, a narrative fragment, a list of names, the time of day—I confirm, emphasize, and affirm my existence. These visual traces are your only clues to the complexity of my life, and perhaps of every life, and they invite you to discover the sublime within the ordinary and the transcendent within the commonplace.
Statut : édition définitivement épuisée
REQUÊTES AUPRÈS D’INSTITUTIONS
un livre unique pour chaque année
non signé et non numéroté
184 doubles feuillets, non paginé
reliure de type post binder
29.85 × 24.13 × 8.26 cm
tirage à jet d’encre sur papier Aspen
photographies par Louise Levergneux et Michael Sutton
Déposé à : University of Wisconsin, Milwaukee, Golda Meir Library, Special Collections, Milwaukee, Wisconsin
Qu’elles soient banales ou exaltantes, sublimes ou apparemment insignifiantes, Louise Levergneux rend hommage aux activités du quotidien. Ses livres sont construits à partir de souvenirs et de gestes de tous les jours, observés avec un regard attentif et façonnés par une pratique ancrée dans la biographie — et ici, dans l’autobiographie.
Equinox est né d’une réaction profonde à la mort de son père, moment où Levergneux a commencé à réfléchir au souvenir comme forme d’héritage. Equinox est un journal de 365 jours, couvrant neuf années de la vie de l’artiste, une archive de son expérience au jour le jour. Chaque instantané, chaque liste, chaque note — ce qu’elle fait, les personnes qu’elle rencontre, la façon dont elle se présente — consigne des détails que d’autres pourraient juger ordinaires. Pourtant, ces petits moments forment la trame de son travail artistique. Reflétés dans les images et les textes, ils constituent un récit qui raconte en douceur l’histoire de sa vie.
Sa vie personnelle et celle des personnes qui la touchent deviennent une sorte de double exposition. Le « négatif » numérique est révélé et le « tirage » présenté, mais une incomplétude délibérée demeure toujours. Nous sommes invités à ressusciter la réalité, inventer des fictions, glaner les rumeurs et imaginer les faits qui se cachent entre les pages.
Cet acte continu de collecte peut être vu comme une façon de faire face au passage du temps — cette succession infinie de moments qui ne peuvent être retrouvés. Equinox montre clairement que cette collecte est à la fois réconfortante et obsessionnelle. À travers le dispositif en apparence simple du cliché — un portrait, un fragment narratif, une liste de noms, l’indication de l’heure — Levergneux confirme, souligne et affirme son existence. Ces traces visuelles sont nos seuls indices de la complexité de sa vie, et peut‑être de toute vie, et elles nous invitent à découvrir le sublime dans l’ordinaire et le transcendant dans le quotidien.